Discriminations et violences contre les végétariens et les végétaliens

Traduction de l’article Prejudice and Violence Against Vegetarians and Vegans de Gordon Hodson.

Des preuves inquiétantes du rejet que subissent les personnes qui ne mangent pas de viande

Une femme de London (Canada) a apposé des autocollants qui indiquent son véganisme sur le pare-chocs de sa voiture. Ces autocollants comprennent des expressions telles que : « Si vous aimez les animaux, ne les mangez pas. » « Soyez bienveillants, soyez véganes. » Et « Nos amis ne sont pas de la nourriture. » Un autocollant montre la photo d’un chien et d’une vache, posant la question : « Pourquoi aimer l’un et manger l’autre ? » En raison de la présence de ces autocollants, on lui a crié dessus, on l’a forcée agressivement à quitter la route et on a jeté de la viande et d’autres objets sur sa voiture. Elle s’inquiète non seulement pour elle-même, mais aussi pour ses enfants. Indépendamment de votre propre alimentation et de vos choix, nous pouvons certainement convenir qu’il s’agit là d’un triste constat.

Dans notre laboratoire de recherche, nous avons étudié les préjugés et la discrimination à l’encontre des végétariens et des végétaliens (par la suite appelés « végéta*iens »). Une partie de cette recherche a récemment fait l’objet d’un article du Guardian intitulé “Why do people hate vegans?” (« Pourquoi les gens détestent-ils les véganes ?« ). Mais je développerai un éventail plus large de nos conclusions dans le présent article.

Vous trouverez ci-dessous quelques-uns des principaux résultats de nos recherches :

  • Les préjugés contre les végéta*iens sont réels et forts. Le préjugé des mangeurs de viande face aux végéta*iens est au moins aussi négatif que celui exprimé envers les immigrants et est encore plus négatif que le racisme exprimé envers les Noirs (MacInnis & Hodson, 2017).
  • Les préjugés envers les véganes sont plus graves que les préjugés contre les végétariens, les hommes véganes étant les plus méprisés (MacInnis & Hodson, 2017). De telles constatations soulignent l’importance de la déviance et de la violation des normes de groupe pour prédire les préjugés à l’égard des groupes marginaux.
  • Les mangeurs de viande sont particulièrement hostiles aux végéta*iens qui évitent de manger de la viande pour des raisons d’altruisme envers les animaux, comparativement à ceux qui le font pour des raisons sanitaires ou environnementales (MacInnis & Hodson, 2017). Cela suggère que les préjugés anti-végéta*iens sont consciemment motivés et défensifs, par opposition au simple fait de ne pas aimer quelqu’un d’un autre groupe (ou quelqu’un qui fait des choix alimentaires différents du sien). Cela signifie que les raisons pour lesquelles quelqu’un ne mange pas de viande sont un facteur important pour déterminer le degré de préjugé qui s’exprime contre lui.
  • Les mangeurs de viande (MacInnis & Hodson, 2017) et les partisans de droite (Dhont & Hodson, 2014 ; Dhont et al, 2016 ; MacInnis & Hodson, 2017) estiment que les végéta*iens représentent une menace pour la société et la culture. Ainsi, les végéta*iens sont ciblés non pas en raison d’une activité particulière, mais plutôt parce qu’ils refusent de participer à une activité (manger de la viande).
  • Les personnes se sentant menacées par les végéta*iens en viennent à penser, avec le temps, que les animaux d’élevage et les animaux sauvages méritent moins de préoccupation éthique et de protection (Leite et al., 2019).
  • Les végéta*iens se sentent discriminés et marginalisés, même par leurs amis et leur famille (MacInnis & Hodson, 2017).
  • Les partisans de droite (par comparaison à ceux de gauche) sont plus susceptibles de recommencer à manger de la viande après avoir essayé d’en éviter la consommation. Cela est dû, en partie, à un sentiment de manque de soutien social (Hodson et Earle, 2018) et reflète vraisemblablement la préoccupation de ne pas être stigmatisé en tant que personne déviante.
  • Les personnes les plus favorables à la viande de boeuf (y compris ses plus grands consommateurs ) ont encore plus de préjugés contre les végétariens, quelle que soit la culture de ces personnes (Earle & Hodson, 2017). Le fait que la quantité de bœuf que l’on mange prédise le degré du sentiment anti-végétarien suggère qu’une partie de celui-ci est motivé et défensif (ce n’est pas simplement une aversion pour un autre groupe « différent »).
  • Le rappel que la viande vienne d’animaux réduit les préjugés anti-végéta*iens (en renforçant l’empathie pour les animaux destinés à l’alimentation) et diminue la perception des végéta*iens comme une menace (en augmentant la désaffection pour la viande). Cependant, ce rappel accroît également le dégoût vis-à-vis de la viande, ce qui augmente la perception des végéta*iens en tant que menace (Earle et al., 2019). Ainsi, rappeler aux gens que la viande provient d’animaux suscite une multitude de pensées et d’émotions, dont certaines diminuent et d’autres augmentent les préjugés contre les végéta*iens.

Les témoignages de cette femme de London sont inquiétants et ont des conséquences réelles pour elle et sa famille, mais aussi pour les membres de la société en général. Si vous ressentez des émotions négatives lorsque vous voyez des autocollants pro-animaux, qu’il s’agisse de colère, de culpabilité ou de confusion, il serait peut-être souhaitable que vous fassiez une pose pour réfléchir plus profondément à vos sentiments et à leurs implications.

Pourquoi le refus de quelqu’un d’autre de manger des animaux vous cause-t-il tant de désarroi ? Qu’est-ce que cela vous dit sur vous-même et sur votre place dans le monde ? D’un côté, vous aimez probablement les animaux et vous considérez comme étant une bonne personne, mais d’un autre côté, vous pourriez être impliqué dans des décisions et des pratiques qui violent vos propres standards personnels sur la non-nuisance à autrui. S’en prendre aux autres ne fera pas grand-chose pour réconcilier ou résoudre de tels conflits intérieurs et, en fait, pourrait même les amener à s’amplifier. Nous pourrions tous tirer profit d’une discussion attentive et réfléchie sur le monde dans lequel nous voulons vivre et sur la façon dont nous voulons que nos petits-enfants nous jugent lorsqu’ils penseront à cette période de l’histoire.

Si vous voulez en savoir plus sur la psychologie des relations homme-animal, mon collaborateur Kristof Dhont et moi publierons bientôt un livre intitulé Why We Love and Exploit Animals : Bridging Insights from Academia and Advocacy (Pourquoi nous aimons et exploitons les animaux : une passerelle entre le monde universitaire et le militantisme).

Nous tenons à souligner le rôle la revue Group Processes and Intergroup Relations (GPIR)* pour la reconnaissance de la réalité et de la pertinence à étudier les relations humains-animaux et les préjugés anti-végéta*iens (dans un contexte général où les autres chercheurs en psychologie sociale ont été lents à considérer les animaux ou les végéta*iens comme des victimes véritables ou légitimes de préjugés). De fait, le GPIR a récemment consacré un numéro entier aux relations humains-animaux (Dhont, Hodson, Loughnan, & Amiot, 2019), se plaçant ainsi à l’avant-garde de l’étude des relations humains-animaux en psychologie.

*Le Dr Hodson est rédacteur en chef adjoint au GPIR.

Références

Dhont, K., & Hodson, G. (Eds.) (in press). Why we love and exploit animals: Bridging insights from academia and advocacy. UK, Routledge (Taylor & Francis Group). [LINK]
Dhont, K., Hodson, G., Loughnan, S, & Amiot, C.E. (2019). (Editors). (De)Valuing animals: Intergroup perspectives on human-animal relations (Special issue of Group Processes and Intergroup Relations). Volume 22 (6). [LINK]
Hodson, G., Dhont, K., & Earle, M. (in press). Devaluing animals, “animalistic” humans, and people who protect animals. In K. Dhont & G. Hodson (Eds.), Why we love and exploit animals: Bridging insights from academia and advocacy
Dhont, K., Hodson, G., Loughnan, S., & Amiot, C.E. (2019). Rethinking human-animal relations: The critical role of social psychology. Group Processes and Intergroup Relations, 22, 769-784. DOI: 10.1177/1368430219864455 [LINK]
Earle, M., Hodson, G., Dhont, K., & MacInnis, C.C. (2019). Eating with our eyes (closed): Effects of visually associating animals with meat on antivegan/vegetarian attitudes and meat consumption willingness. Group Processes and Intergroup Relations, 22, 818-835. DOI: 10.1177/1368430219861848 [LINK]
Leite, A.C., Dhont, K., & Hodson, G. (2019). Longitudinal effects of human supremacy beliefs and vegetarianism threat on moral exclusion (vs. inclusion) of animals. European Journal of Social Psychology, 49, 179-189. doi: 10.1002/ejsp.2397. [LINK https://onlinelibrary.wiley.com/doi/pdf/10.1002/ejsp.2497%5D
Hodson, G., & Earle, M. (2018). Conservatism predicts lapses from vegetarian/vegan diets to meat consumption (through lower social justice concerns and social support). Appetite, 120, 75-81. DOI: https://doi.org/10.1016/j.appet.2017.08.027
Hodson, G. (2017). What is the pressing “animal question” about? Thinking/feeling capacity or exploitability? (Invited Commentary on Marino, 2017). Animal Sentience, 2(17), #12, pp.1-4. http://animalstudiesrepository.org/animsent/vol2/iss17/12/
MacInnis, C.C., & Hodson, G. (2017). It ain’t easy eating greens: Evidence of bias toward vegetarians and vegans from both source and target. Group Processes and Intergroup Relations, 20, 721-744. DOI: 10.1177/1368430215618253 [LINK]
Earle, M., & Hodson, G. (2017). What’s your beef with vegetarians? Predicting anti-vegetarian prejudice from pro-beef attitudes across cultures. Personality and Individual Differences, 119, 52-55. http://dx.doi.org/10.1016/j.paid.2017.06.034
Dhont, K., Hodson, G., & Leite, A.C. (2016). Common ideological roots of speciesism and generalized ethnic prejudice: The social dominance human-animal relations model (SD-HARM). European Journal of Personality, 30, 507-522. DOI: 10.1002/per.2069 [LINK]
Dhont, K., & Hodson, G. (2014). Why do right-wing adherents engage in more animal exploitation and meat consumption? Personality and Individual Differences, 64, 12-17. DOI: http://dx.doi.org/10.1016/j.paid.2014.02.002

3 commentaires sur “Discriminations et violences contre les végétariens et les végétaliens

  1. (je suis Vegan depuis 6 ans)

    Oui énormément de discrimination, de violence mais surtout, des incitations au suicide.
    Je suis même rendu à croire, que les Vegans sont encore pire que les Pédophiles et les Terroristes.
    Si par malheur une personne finit par savoir que je suis Vegan…. je me sens obligé de m’en excuser.
    J’ai vraiment profondément honte d’être Vegan. Sauf que bon ça fait partie de mon identité, je le suis et je le resterai pour toujours.

    Manger quelque part, est un véritable cauchemar…. vu qu’il faut obligatoirement dire qu’on est Vegan.
    Et puis même si par miracle, on arrive à manger sans même avouer qu’on est Vegan, bah les gens voient notre assiette quoi…. ça devine direct qu’on est un brouteur de gazon.
    Et op, c’est moquerie et incitation au suicide.

    Les Vegans, sont des fragiles (trop sensible à la souffrance animal). Sont des gens irrespectueux (refuser une part de gâteau, un plat.. ou bien même, étant donné que le monde est pantophage, c’est aussi un total manque de respect en vers le monde entier le fait d’être Vegan).

    Le plus grand défaut au monde qui existe, encore pire que la pédophilie et le génocide, c’est le fait d’être Vegan.
    Parce que, si t’es Vegan, t’es direct pris pour un terroriste, un fanatisme, un sectaire, un nazi, un délinquant, un danger pour la santé public, un inculte, un « taré mental » qui devrait se faire enfermer en hôpital psychiatrique, et j’en passe. T’es obligatoirement quelqu’un d’inculte et qui ne connait rien à la vie.

    Et le pire, c’est que j’ai été enfermé en HP (pour mutilation). Et bien, les psy etc etc, la seule chose qu’iels me parlaient, c’était du Veganisme. Je devais répondre à toutes leurs questions sur les membres de L214. Comme si c’était quelque chose d’anormal. Un défaut cognitive qui faut corriger. Puis ensuite ça me faisait voir des nutritionnistes en HP pour me faire la moral comme quoi il faut obligatoirement manger de la viande pour être en bonne santé, avec l’aide du psychiatre bien entendu pour me convaincre à remanger de la viande.

    Vegan = Mauvaise santé. C’est parfaitement évident.
    Étant donné que, dès que tu vas chez le médecin, si tu as mal aux articulation, c’est à cause que tu es Vegan. Si tu as mal à la tête, c’est à cause que tu es Vegan. Si t’es yeux te brûle, c’est à cause que tu es Vegan. Puis à force tu dis au médecin d’aller se faire foutre et tu te fais bannir du cabinet médical pour insulte.
    Bref. TOUS les problèmes de santé au monde, sont à cause qu’on est Vegan.
    Donc aller chez le médecin…. aucune utilité. Vu que tu sais déjà pourquoi tu as des problèmes de santé. Donc tu ne te fais pas soignée. Et op ça empire, Vegan devient synonyme de mauvaise santé.

    De façon, il est impossible de prouver qu’on peut vivre en bonne santé sans manger de viande.
    Étant donné que, les plus grands scientifiques / études scientifiques / medecins / nutritionnistes / dieteticien et les tous les grand spécialiste de la santé du monde entier disent que c’est très dangereux pour la santé de ne pas manger de viande.
    Et que de plus, le veganisme/végétarisme détruit la planète que ce soit la faune, la flore, l’environnement, etc.

    Si je vais dans la rue, que je me fais fracasser la gueule par un mec qui a reconnu mon bracelet L214 que j’ai au poignée, à mes yeux, je n’aurais pas à me plaindre, je me dirai que c’est certainement mérité, qu’il a ses raisons de me fracasser la gueule.
    D’ailleurs on m’a déjà envoyé à l’hôpital à cause du Veganisme avec quelque coup de poing, etc. Pour moi, c’était entièrement de ma faute. Je n’avais pas à être Vegan.
    C’est comme si t’était nazi quoi, c’est logique que tu te fasses tabasser.

    Être Vegan, c’est être masochiste. Se couper du monde. Sans aucun amis, et sans plus aucune famille. Plus personne ne veut de toi. C’est abandonner toute ta vie.
    Ton unique entourage, sont seulement les gens Vegans.
    Et après on s’étonne qu’on dit que le Veganisme est une Secte. Mais c’est logique, un Vegan n’est aimé uniquement que par des Vegans. C’est totalement en communauté fermé.

    Absolument toute la communauté Vegan n’est que propagande à esprit fermé. Que ce soit toutes les études Vegan représenté ici https://vegan-pratique.fr/conseils-nutrition-vegetalienne/positions-medicales-et-scientifiques/ ou même de L214 éducation, ou même de https://veganhealth.org/ ou bien même du documentaire The Games Changers, ou bien même les vidéos d’enquête de L214 sur les élevages et abattoir, etc que de la propagande pour faire manipuler les gens. Rien de tout ça ne peut prouver qu’on peut vivre sans viande. Parce que les études Vegans sont minoritaires à un point d’être considéré comme inexistante, en comparaison du très très grand nombre d’études scientifique qui énoncent qu’il faut manger de la viande pour la santé.

    Après on dit Secte Secte Secte Secte Secte Secte …… pas étonnant. Tu te fais bannir du monde entier qui n’est pas Vegan. Et si tu n’as pas la même idéologie que certaine communauté Vegan (malgré que tu sois Vegan), et bien tu te fais bannir aussi (coup de gueule contre Vegeweb, libertaire.net, etc etc par exemple). On doit être le parfait petit mouton Vegan.

    Va sur n’importe quel site. Si les gens apprennent que tu es Vegan. Tu es ban direct (avec des incitations au suicide bien entendu).

    Bref t’es rejeté de partout, discriminé de partout. Dont la seule et unique cause, est le fait de ne pas manger de viande.
    Pour redevenir une personne normale, avoir des amis normale, pouvoir reprendre contact avec sa famille qui ton exclu à cause du Veganisme, avoir une vie normale, et ne plus subir de discrimination, est de recommencer à manger de la viande, c’est primordiale. Sinon, ta vie n’est que solitude avec stress traumatique d’images d’animaux torturés dans la tête….

    Sauf que, être Vegan n’est pas un choix. On le devient par croyance aveugle des études Vegan sur l’écologie, la santé, l’éthique, la préservation des ressources, etc. Ou bien de la broscience Vegan.

    Je suis persuadé que les jeunes Vegan en école primaire, au collège, etc, se font fracasser la gueule par les autres élèves. Des souffres douleur. Et c’est parfaitement logique.
    Même dans le monde du travail, on est discriminé, moquerie…… on n’a pas d’autre choix que de se la fermer.

    Être Vegan est très simple. Avec en plus plein de recette sympa sur https://vegan-pratique.fr/recettes/ , https://francevegetalienne.fr , http://www.lafeestephanie.com/ , etc.
    Et pour manger équilibrer, faut juste apprendre ça https://imgur.com/a/ttAIh6y rien de plus simple.
    Mais socialement, c’est le pire des calvaires… je suis obnubilé par la mutilation et le suicide à cause du social……….. toujours être seul. À cause du Veganisme.

    Désolé, j’ai pété un câble. Vous pouvez supprimer mon commentaire je m’en contre fiche. J’aime parler dans le vide, ça fait passer le temps de la solitude.

    Clairement je n’ai rien à perdre. Peut-être que des « amis » Vegan sur mon compte Facebook verront ce message… désolé mais… je ne comprends toujours pas la définition de l’amitié et je ferai certainement mieux de me trancher les veines.

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    1. Certains leaders du mouvement anglosaxons abolitionniste de l’esclavage considéraient qu’ils avaient peut-être davantage le droit de consommer des produits issus de l’exploitation humaine, parce qu’à côté de ça, eux au moins se battaient pour changer les choses. Cesser de manger des poissons, des oiseaux et leurs oeufs épargne déjà énormément d’animaux chaque année.
      Peut être pourriez-vous trouver des moyens d’agir qui vous sont moins douloureux et qui produisent tout autant d’effets pour les animaux ?
      https://questionsdecomposent.wordpress.com/2018/05/26/comment-agir-au-quotidien-pour-les-animaux

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  2. Être végétarien/vegan c’est être le miroir de l’inconséquence de ceux qui ne le sont pas, encore ; c’est confronter les carnistes à leurs crimes, et ça, très peu le supportent ! #réactance #dénie #DissonanceCognitive #MacCarthysme #SyndromeEnfantGâté

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