Un résumé de l’étude par Faunalytics des végéta*iens et ex-végéta*iens

Traduit depuis l’article A Summary Of Faunalytics’ Study Of Current And Former Vegetarians And Vegans paru le 24 février 2016 sur faunalytics.org.

Notre étude repère des végéta*iens (végétariens et/ou végétaliens) et ex-végéta*iens est une ressource essentielle pour les défenseurs des animaux. Nous avons compilé ici tous les rapports et ressources connexes en un seul endroit.


Nous avons publié en février 2016 la dernière série de rapports de notre étude en trois parties sur les végéta*iens et les ex-végéta*iens. Avec cette dernière publication, nous jetons un regard rétrospectif sur certaines des principales conclusions de l’étude, tout en espérant tirer d’avantage d’informations du fait d’avoir rendu les données publiques.

Depuis la collecte des données en mai 2014, Faunalytics a publié trois séries de rapports qui couvrent différents aspects des données, dont vous trouverez ci-dessous un descriptif ainsi que quelques points clés.

Rapports sur les constatations initiales (décembre 2014)

Étude des végéta*iens et ex-végéta*iens : Constatations initiales et Etude des végéta*iens et ex-végéta*iens : Complément aux constatations initiales

  • 2 % de la population américaine âgée de 17 ans et plus est végétarienne ou végétalienne.
  • 84% des végéta*iens abandonnent leur régime alimentaire.
  • Environ un tiers (34 %) des anciens végéta*iens ont maintenu leur régime pendant trois mois ou moins. Un peu plus de la moitié (53 %) ont suivi ce régime alimentaire pendant moins d’un an.
  • La seule motivation citée par une majorité (58 %) d’ex-végéta*iens était la santé. Un certain nombre de motivations ont été citées par la majorité des végéta*iens actuels : la santé (69 %), la protection des animaux (68 %), la préoccupation pour l’environnement (59 %), le dégoût pour la viande et les produits animaux (63 %) et les préférences gustatives (52 %).
  • 84 % des ex-végéta*iens ont déclaré qu’ils n’ont pas été activement impliqués dans un groupe ou une organisation végéta*ienne (repas partagés, communauté en ligne, etc.).
  • 63% des ex-végéta*iens ont déclaré ne pas apprécier le fait que leur régime végéta*ien les ait fait sortir du lot.
  • 58 % des ex-végéta*iens ont déclaré ne pas avoir perçu le végéta*isme comme faisant partie de leur identité.
  • Plus d’un tiers (37 %) des ex-végéta*iens sont intéressés par la reprise de ce régime alimentaire, et une majorité (59 %) de ces personnes disent qu’elles sont susceptibles ou très susceptibles d’y retourner, la santé étant le principal facteur de motivation.

Rapport sur les constatations qualitatives (juillet 2015)

Étude des végéta*iens et ex-végéta*iens : Constatations qualitatives

  • Le processus d’abandon d’un régime végétarien ou végétalien est multiforme et complexe, et il semble en être de même pour l’anticipation d’un retour à un de ces régimes alimentaires.
  • Nous avons demandé aux ex-végéta*iens d’indiquer la principale raison pour laquelle ils ont cessé ce régime alimentaire. La fréquence des raisons d’abandon sont : l’insatisfaction à l’égard de l’alimentation (293), la santé (237), le cercle social (120), la difficulté pratique (115), les coûts (56), le manque de motivation (56) et autres (228).
  • Nous avons demandé aux ex-végéta*iens qui se disaient intéressés à réadopter ces alimentations ce dont ils auraient besoin pour le faire. Par ordre d’importance, les critères de réadoption étaient liés à : l’alimentation (commodité, goût, etc.) (125), la motivation/incitation/implication (58), le cercle social (52), les coût (plus ou moins cher) (47), la santé (35) et autres (8).
  • De nombreuses personnes ont donné de multiples raisons pour lesquelles elles avaient abandonné le régime alimentaire et/ou pour lesquelles elles pourraient le reprendre, ce qui indique qu’il n’y a pas un seul facteur en jeu. Bien que la majorité des participants n’aient fourni qu’une seule réponse à la question posée, les réponses choisies étaient très diverses. Encore une fois, cela suggère que les militants ne devraient pas s’intéresser à un seul levier pour aborder ces sujets.

Rapports sur les constatations secondaires (février 2016)

Étude des végéta*iens et ex-végéta*iens : constatations secondaires et Etude des végéta*iens et ex-végéta*iens : Conclusions complémentaires aux conclusions secondaires

  • Les ex-végéta*iens mangent moins de viande que la moyenne parmi la population états-unienne : l’ex-végéta*ien moyen peut être considéré comme flexitarien ou même des semi-végétarien. En moyenne, les ex-végéta*iens ne mangent guère plus que la moitié des portions quotidiennes moyennes de viande des état-uniens.
  • Aucune indication d’effets de substitution : Comparativement aux ex-végéta*iens qui mangent du bœuf et/ou du porc, les ex-végéta*iensqui évitent ces aliments ne consomment pas plus d’autres produits animaux. Cela va à l’encontre de la croyance répandue selon laquelle ceux qui évitent le bœuf et le porc compenseraient par de plus grandes quantités d’autres chairs animales (en particulier le poulet et le poisson).
  • L’intérêt pour les animaux peut avoir des limites : sauf pour ce qui concerne le porc, les ex-végéta*iens qui étaient motivés par la protection des animaux consomment des produits d’origine animale comme le font ceux qui n’étaient pas motivés par la protection des animaux.
  • Les motivations sont multiples : Seule une petite proportion des végéta*iens et ex-végéta*iens ne citent qu’une seule motivation pour leurs régime alimentaire (la santé étant la raison la plus fréquemment mentionnée par les deux groupes). Cela suggère que la majorité de ceux qui adhèrent à une alimentation végéta*ienne – ou qui l’ont fait dans le passé – ont de multiples raisons de le faire.
  • Différences liées au sexe et à l’âge : Il existe des différences liées à l’âge et au sexe en ce qui concerne les motivations et les difficultés des ex-végéta*iens. [Ndt : Tableaux reproduits en fin d’article]
  • Différences associées à la durée de l’adhésion : Les ex-végéta*iens ayant eu cette alimentation pendant un an ou plus ont déclaré des expériences différentes de celles des personnes ayant eu cette alimentation pendant moins d’un an, en ce qui concerne les motivations et les difficultés liées au régime alimentaire.
  • Les difficultés peuvent laisser leur marque longtemps : À une exception près, les ex-végéta*iens n’étant pas intéressés par la réadoption du régime alimentaire étaient plus susceptibles d’indiquer avoir rencontré de plus grandes difficultés.
  • Les ex-végétariens et ex-végétaliens sont semblables à bien des égards : En ce qui concerne la consommation de produits d’origine animale, ainsi que les motivations et les difficultés liées aux régimes alimentaires, il existe relativement peu de différences entre les ex-végétariens et les ex-végétaliens, ou entre les végétariens actuels et les végétaliens actuels.

Infographie et blogs

Pour plus d’informations sur l’étude, consultez nos infographies et nos articles précédents sur le sujet : Combien y a-t-il d’ex-végéta*iens ? et 30 millions d’adultes américains ont essayé le végéta*isme.

Bien qu’il y ait eu des allégations erronées au sujet des ex-végéta*iens dans les médias à l’issue de la publication de l’étude, nous sommes satisfaits que ces recherches aient surtout pu inciter les militants végéta*iens à accorder davantage d’attention au maintient de ces alimentations. Notons que les régimes végéta*iens ne sont pas des cas uniques : comme pour toute modification alimentaire, certaines personnes s’y essayent et ne les maintiennent pas. Il est cependant encourageant de constater l’existence d’un grand intérêt pour l’alimentation sans viande, sur lequel notre mouvement peut vraiment construire. Cette étude est une avancée pour que les militants puissent mieux limiter les obstacles que rencontrent les personnes adoptant une alimentation éthique dans une société qui, à ce stade de l’histoire, est organisée à l’encontre de cet objectif essentiel.

Ensembles de données et instruments d’enquête

Nous mettons à disposition des militants et des chercheurs notre méthodologie et l’ensembles complet des données afin qu’ils puissent donner leur point de vue et fournir leurs propres interprétations de cette étude.

Remerciements

L’étude est le fruit du travail dévoué de Kathryn Asher et Che Green de Faunalytics, ainsi que de nombre de bénévoles ayant généreusement donné de leur temps, leurs compétences en recherche ou leur savoir-faire statistique au projet, notamment : Dr Brock Bastian, Matt Bear, Nick Cooney, Cobie deLespinasse, Dr Hans Gutbrod, Dr Galina Hale, Peter Hurford, Mirna Jewell, Jack Norris, Carolyn Peake, Dr Eric Roberts, et les gens de Statistics Without Borders. Rien de tout cela n’aurait pu voir le jour sans le généreux soutien du Animal Welfare Trust, de VegFund, FARM, et de Stephen Kaufman, MD.

Note : L’étude n’a exploré que les végétarisme et végétalismes alimentaires, de sorte que les termes végétarien et végétalien sont utilisés ici comme abréviation de végétarisme et végétalisme alimentaire. Il convient également de noter que les conclusions proposées ici doivent être examinées à la lumière d’un certain nombre de limites, qui sont traitées en détail dans les rapports.
Note du traducteur : Tableaux comparatif en fonction du genre et de l’age, issu de Faunalytics Study of Current and Former Vegetarians and Vegans – Secondary Findings 
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